Mes maîtres en matière de fabrication sont :
* Paul Doyle, luthier en Irlande, fondateur-directeur de la Irish School of Lutherie * Gildas Jaffrenou, l’un des plus grands facteurs de harpes celtiques du 20ème siècle
Je suis diplômée de la Irish School of Lutherie, aussi je travaille artisanalement, dans les règles de l’art, sans l’aide de machines à bois compliquées. Je fabrique tout moi-même à partir de planches de bois brut, sauf bien sûr les cordes et les systèmes de demi-tons.
J’utilise du bois bien sec, comme de l’épicéa pour les tables d’harmonie, de l’érable, du tilleul, du noyer ou du merisier pour la caisse de résonance, la crosse et le pilier. Depuis peu j’utilise sur les conseils de mon ami Gildas Jaffrenou(décédé il y a quelques années) du multiplis de bois pour réaliser les tables d’harmonie, et contrairement à ce que je pensais, cela ne détériore pas la sonorité de la harpe, et lui apporte une solidité supplémentaire. Les variations de températures ne sont presque plus qu’un mauvais souvenir.
Pour obtenir une très jolie sonorité, l’épaisseur des différentes parties de la caisse de résonance est importante. J’applique ensuite un vernis au pinceau (entre cinq et dix couches), avec ponçage à la main entre chaque couche.
La fabrication d’une harpe demande environ 300 heures de travail précis et soigné. Les Harpes Alfaric ont l’exclusivité d’avoir des ouïes à l’arrière de la caisse de résonance en forme de coeur, ce qui les rend facilement reconnaissables.
Trois sortes de matériaux de cordes sont disponibles : nylon, composite, ou bronze. Le choix influe sur le prix de la harpe.